Genève, le 29 novembre 2021 – En 2011, un partenariat de long terme s’est noué entre Interpeace – organisation internationale de consolidation de la paix – et Mirabaud. Alors qu’un mouvement global sans précédent imprime sa marque sur la finance durable, les efforts de paix doivent être aussi au centre des préoccupations. Vecteur essentiel pour le développement durable, la paix favorise la stabilité, la croissance et la prospérité des pays. Sans paix, pas de croissance économique et sans croissance économique inclusive, pas de paix durable.


Les zones de conflit sont de plus en plus nombreuses. Elles concernent aujourd’hui près de 57 pays considérés comme fragiles, soit 1,8 milliard de personnes en 2021 (2,3 milliards en 2030) ou 85% des populations les plus pauvres du monde. Près d’un tiers des habitants de notre planète sont confrontés à des situations de conflits et donc de pauvreté et de misère économique.


« Trop souvent, la fragilité et les conflits récurrents empêchent toute avancée soutenue de développement dans ces pays. Pire, ils dissuadent les investissements. Il est essentiel de pouvoir mieux lier le travail de paix (l’objectif de développement durable numéro 16) et les investissements privés », explique le président d’Interpeace, Scott Weber.


C’est dans ce contexte, qu’il y a 10 ans, Mirabaud et Interpeace ont bâti un partenariat innovant par la mise en place d’un fonds de partage investissant dans les pays émergents. « Ces pays peuvent être porteurs d’une croissance importante mais celle-ci peut être freinée, voire empêchée par des conflits récurrents. Il nous paraissait donc naturel de nouer un partenariat avec une organisation comme Interpeace qui appuie des processus de paix endogènes et favorise ainsi les conditions d’une paix et de stabilité durables » explique Lionel Aeschlimann, CEO de Mirabaud Asset Management.


« Ce soutien stratégique de Mirabaud et de ses clients a permis de répondre concrètement à des situations de vulnérabilité et de pouvoir être plus réactifs lorsqu’il le fallait » précise Scott Weber.


Via un fonds de partage, Mirabaud permet à ses clients d’orienter une partie des profits vers Interpeace tandis que le gérant d’actifs fait de même d’une partie de ses frais.


« Nous sommes fiers de soutenir Interpeace depuis 10 années. Ce partenariat permet de fédérer nos clients et le groupe Mirabaud autour d’une démarche commune » ajoute Lionel Aeschlimann. « Un soutien sur la durée est fondamental dans le cadre des processus de paix. »


« Cette structure de fonds alliant performance et durabilité permet aux investisseurs souhaitant atteindre cet objectif, d’avoir un accès facilité vers cette cause de la paix », résume Lionel Aeschlimann. « Genève, de par son expertise financière et internationale, peut jouer un rôle central dans ce défi » ajoute-t-il.

Dix ans après la mise en place de ce partenariat, un mouvement combinant finance et durabilité est désormais bien établi comme en témoigne la tenue à Genève de la Conférence Building Bridges du 29 novembre au 2 décembre prochain. « En mettant en place ce mécanisme il y a dix ans, Mirabaud a fait preuve d’une véritable vision sur la manière dont la finance peut soutenir des efforts de paix et nous sommes heureux de pouvoir continuer sur cette lancée » explique Scott Weber. Interpeace dévoilera en effet les contours de son initiative « Finance pour la Paix » lors d’un panel le 1er décembre dans le cadre de Building Bridges. Ce projet vise à continuer à rapprocher les mondes de la finance, du développement et de la paix et se déclinera dans une plateforme de collaboration, d’action et de recherche afin de développer de nouveaux produits financiers favorables à la paix. Objectif: contribuer à un véritable marché mondial d’investissement de la paix.


Fondée en 1994 par l’ONU, Interpeace est une organisation internationale pour la consolidation de la paix basée à Genève. Elle soutient des processus de paix endogènes dans plus de 20 contextes et appuie la communauté internationale et en particulier les Nations Unies pour renforcer leurs stratégies d’interventions dans les contextes fragiles.
Son objectif est de soutenir les communautés afin qu’elles puissent résoudre elles-mêmes leurs conflits et parvenir à une paix durable, sans imposer de solutions venant de l’extérieur dans les pays affectés.


Interpeace
Interpeace est une organisation internationale pour la consolidation de la paix. Au bénéfice de plus de 25 ans d’expérience, elle mène des processus de consolidation de la paix et appuie les efforts de la communauté internationale et en particulier des Nations Unies dans leurs efforts de paix. Interpeace a été officiellement reconnue comme organisme international par le Conseil fédéral suisse en 2018. Interpeace a son siège à Genève, en Suisse, et est présente dans plus de 20 contextes fragiles dans le monde.


Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.interpeace.org/fr

 

Mirabaud Asset Management
Avec des bureaux à Genève, Zurich, Londres, Luxembourg, Paris et Madrid, la division de gestion d’actifs du Groupe Mirabaud se concentre exclusivement sur la gestion de fonds et les services de conseil.
Ses capacités d’investissement comprennent :

Dans tous ses investissements, Mirabaud Asset Management privilégie une philosophie de gestion active et à forte conviction, en vue de générer des rendements à long terme ajustés au risque. L’accent placé sur la gestion du risque et l’engagement envers les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance sont profondément ancrés dans les valeurs de Mirabaud.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.mirabaud-am.com

 

The Mirabaud Group
Le Groupe Mirabaud a été fondé à Genève en 1819. Fort de ses quatre valeurs cardinales - Indépendance, Conviction, Responsabilité et Passion - il s’est développé au fil du temps pour constituer un groupe international proposant à ses clients des services financiers et des conseils personnalisés dans différents domaines d’activité. Il s’est spécialisé dans le Wealth Management (gestion de portefeuille, conseils en investissements et services aux gérants de patrimoine indépendants), l’Asset Management (gestion institutionnelle, gestion et distribution de fonds) ainsi que dans des services financiers hautement qualifiés (equity research, conseil aux entreprises et intermédiation).


Depuis toujours, Mirabaud s’engage fortement en matière de responsabilité et de durabilité. Cela se reflète dans ses interactions avec ses clients, ses employés et la société dans son ensemble. Signataire des Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations Unies depuis 2010, Mirabaud détient la meilleure note dans ce domaine grâce à sa gouvernance et sa stratégie globale engagée.


Le Groupe emploie quelque 700 collaborateurs et compte des bureaux en Suisse (Genève, Bâle et Zurich), en Europe (Londres, Luxembourg, Paris, Madrid, Barcelone, Valence et Séville) et dans le reste du monde (Montréal, Dubaï, Abou Dabi, Montevideo et São Paulo).


Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.mirabaud-am.com

 

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Boulevard Georges-Favon 29
1204 Genf, Schweiz

 

 

 

 

GENEVA, 25 NOVEMBER 2021 – Interpeace is pleased to announce the appointment of Amre Moussa as the incoming Chair of its Governing Board. The eminent statesman will succeed Monica McWilliams, who concluded her second four-year term with the Board in mid-2021. 

“Amre Moussa’s regional experience, deep wisdom, and inspiring vision will elevate Interpeace’s impact during a period of growth for the organization. His leadership will be critical to our ability to build peace and strengthen resilience in an increasingly polarised world,” said Interpeace President Scott Weber.   

“Rethinking how peace is built and sustained demands the kind of principled pragmatism that Amre Moussa has demonstrated over the course of his accomplished career. I am excited to welcome Amre to Interpeace as we harness the resilience of communities from Rwanda to Ukraine to Mali for enhanced peace and development.” 

Amre Moussa served as Secretary-General of the League of Arab States for a decade. It is in this capacity that he led efforts to build regional cohesion, resolve the Arab-Israeli conflict, and lift the siege of Gaza. Amre Moussa worked to strengthen dialogue and peace efforts on a cultural and political level with the Holy See, affecting communities in Iraq, Lebanon, and elsewhere in the Arab world. 

He is currently a member of the African Union (AU) Panel of the Wise, advising on issues of conflict prevention and resolution for the AU’s Peace and Security Council. 

 “Through my interactions with civil society and governments, I have seen how peace can transform societies. In many contexts, trust in institutions and the social contract has eroded, giving rise to new conflicts and preventing the resolution of longstanding ones,” said Amre Moussa.  

“Interpeace is doing important work to help communities resolve today’s complex and multidimensional conflicts themselves. I look forward to joining the organization in its mission to strengthen the international system’s contributions to peace.” 

Amre Moussa is a former member of the United Nation's High-Level Panel on Threats, Challenges, and Change for international peace and security, established by UN Secretary-General Kofi Annan. 

He held leading positions in the Foreign Ministry of his country between 1958 and 1972 including in Egypt’s Embassy in Switzerland and its Mission to the United Nations. He then served as Deputy Permanent Representative to the United Nations in New York, Ambassador to India, Permanent Representative to the United Nations, and, later, Foreign Minister from 1991 to 2001.  

Having pursued peace at the highest levels of decision making and in some of the most contested contexts, Mr. Moussa’s arrival is expected to advance Interpeace’s mission worldwide significantly. 

Pour plus d'informations :  

Luvini Ranasinghe 

Responsable des Communications Mondiales 

T +41 22 404 59 22 

M +41 79 475 64 95 

ranasinghe@interpeace.org 

La violence persistante dans certaines communautés du nord du Kenya a souvent déchiré les sociétés, avec des attaques entraînant des victimes, des dommages matériels, des blessures et des déplacements. Dans ces territoires, Interpeace et la Commission nationale de cohésion et d'intégration (NCIC) ont facilité la mise en place de structures locales de consolidation de la paix grâce auxquelles les communautés ont souvent fait preuve d'une incroyable résilience pour dépasser leurs différences et briser le cycle de ces affrontements.

À Banisa, dans le comté de Mandera, le long de la frontière entre le Kenya et l'Éthiopie, celles-ci ont utilisé les espaces de dialogue pour collaborer, gérer les conflits et réconcilier leurs différences.

« La paix ne peut être maintenue qu'au sein de ces communautés. C'est pourquoi nous mettons l'accent sur le renforcement de la résilience des espaces locaux de consolidation de la paix, afin que celles-ci puissent maintenir la paix après la fin de notre projet », explique le représentant d'Interpeace au Kenya, Hassan Ismail.

Ces mécanismes à Banisa ont été créés après la mort de 28 personnes dans une série d'attaques et de représailles qui ont également provoqué le déplacement de milliers d'autres personnes en octobre 2019. Le conflit a été résolu par une série de dialogues intercommunautaires qui se sont conclus par un accord de paix.

Les structures communautaires de consolidation de la paix sont constituées de comités de surveillance du cessez-le-feu (CMC), de groupes de travail, d'un forum des acteurs de la paix et de comités d'espace de dialogue villageois qui relient les différents corridors de conflit. Elles sont coordonnées et soutenues par les équipes locales de consolidation de la paix. Les membres du comité de cessez-le-feu travaillent avec les communautés pour désarmer les milices locales, s'assurer que les personnes déplacées rentrent chez elles, initier et faciliter le dialogue et renforcer la cohésion sociale.

« La mise en œuvre efficace des accords dépend de la façon dont nous travaillons en équipe. Malgré nos origines claniques, nous irons toujours de l'avant », a déclaré un membre du comité de surveillance du cessez-le-feu, Mohamed Yussuf.

Ses homologues et lui ont été formés à l'analyse des conflits, à la facilitation du dialogue, au partage des alertes précoces aux conflits pour une réponse rapide et à la résolution des conflits au sein de leurs communautés avant que ceux-ci ne deviennent incontrôlables. Depuis la création de ces espaces de dialogue, les actes violents de représailles ont considérablement diminué. Ces structures locales ont également répondu à six incidents violents majeurs impliquant 14 décès.

Grâce à ces espaces, la confiance a été rétablie entre certaines communautés de Mandera et la culture de la paix et de la réconciliation a été encouragée, ce qui a permis de résoudre certains problèmes structurels qui déclenchent souvent des conflits dans les communautés, sans soutien d'acteurs de paix extérieurs.

Le vendredi 1er octobre 2021, Monica McWilliams, professeure émérite à l'Université d'Ulster, membre du conseil d'administration de la John and Pat Hume Foundation et ancienne présidente d'Interpeace, présidera. Fire in the Belly

Fire in the Belly présentera des histoires de jeunes femmes artisanes de la paix de Somalie, de Libye et d'Irlande du Nord sur l'inspiration des dirigeants pour un changement pacifique.

La discussion,gratuite, aura lieu en ligne le vendredi 1er octobre 2021 à 15h30 et toute personne intéressée est la bienvenue. Pat Hume, qui a récemment été décrite par Monica McWilliams « comme la femme qui n'a jamais abandonné », a inspiré Fire in the Belly, Fire in the Bellyle troisième événement prévu dans la série de séminaires sur le leadership des jeunes, de la paix et de la sécurité.

Celle-ci est un partenariat entre l'Université d'Ulster (INCORE & TJI), The John and Pat Hume Foundation, John Hume and Thomas P. O’Neill Chair in PeaceInternational Fund for Ireland (IFI), et Interpeace.

Tim Attwood, secrétaire de la John & Pat Hume Foundation, a affirmé :

« Il est important de reconnaître et de souligner le travail positif des jeunes femmes et hommes travaillant pour la paix chez eux et dans le monde. La regrettée Pat Hume a dû surmonter tant d'obstacles en travaillant pour un changement pacifique pendant des périodes de grand risque personnel et politique. Elle a été décrite comme ‘la femme qui n'a jamais abandonné’. Nous devons inspirer un nouveau leadership de jeunes dans la consolidation de la paix qui n'abandonneront jamais non plus»

Le représentant principal à New York et conseiller pour la consolidation de la paix chez Interpeace, Graeme Simpson a expliqué :

"The global Youth, Peace and Security (YPS) agenda has recognized that instead of treating young people as a threat, it is imperative to invest in the resilience, resourcefulness, and innovation of young peacebuilders. Interpeace believes that little is more important in amplifying the voices of young peacebuilders themselves, than the powerful leadership of young women, connecting with each other across the globe."

La militante libyenne pour la paix et les droits humains, Hajer Sharief a affirmé :

"Peace should be treated as a "public good" of which everyone has the right to build, shape and make. Therefore, the inclusion of women and youth in peace processes is not a matter of ticking a box, it’s a matter of providing people with the opportunity to practice their right to shape their own lives and societies".

« La série de séminaires sur la jeunesse, la paix et la sécurité favorise des conversations critiques qui permettent aux jeunes leaders mondiaux de mettre en commun nos ressources et de travailler collectivement avec les jeunes femmes pour insuffler une énergie positive dans leur vie. Les jeunes femmes ont besoin de modèles ; des femmes vers lesquelles elles peuvent se tourner. J'ai hâte de me réunir pour allumer cet important feu dans le ventre »

The Youth, Peace and Security Seminar Series frames critical conversations which enable global youth leaders to pool our resources and work collectively with young women to breathe positive energy into their lives.  Young women need role models; women who they can up look to. I am looking forward to coming together to ignite that important fire in the belly.”

Paddy Harte, Chairman of the International Fund for Ireland, a affirmé :

“Fire in the Belly is an excellent opportunity for a wider audience to understand the influential role that women play within peace building. The Youth, Peace and Security Series complements the IFI’s ethos and also enhances our partnerships with other organisations. Engaging young people to offer them the best opportunities in life so they can develop, grow and give back to their own communities is a core focus of our work.”

Le professeur Brandon Hamber, titulaire de la chaire John Hume et Thomas P. O'Neill sur la paix à l'Université d'Ulster a affirmé :

“A core focus of the John Hume and Thomas P. O'Neill Chair in peace is to support the next generation of peacebuilders. I can think of no better way to do this than exchange practical lessons between young women peacebuilders form around the globe. They have much to share and teach all of us.”

Notes : 

Fire in the Belly est ouvert à toute personne intéressée et libre d'y participer.

Il s'agit de la troisième discussion de la nouvelle série de séminaires sur le leadership des jeunes, de la paix et de la sécurité qui explore la contribution positive des jeunes à la paix. Toutes les 6 à 8 semaines, une plateforme en ligne gratuite est créée pour permettre aux jeunes leaders de partager leur expérience du monde entier.

Cette réunion a lieu le vendredi 1er octobre 2021 de 15h30 à 17h. Pour plus d'informations et pour être dirigé vers Eventbrite pour la réservation, visitez :

https://www.ulster.ac.uk/transitional-justice-institute/events/youth,-peace-and-security-leadership-series2

Conférenciers 

Biographies des conférenciers :

Monica McWilliams

Monica McWilliams is a signatory to the Good Friday Agreement and was involved as a lead negotiator in the multi-party talks leading to the agreement in 1998 on behalf of the Women's Coalition which she co-founded two years earli She is Emeritus Professor of Women’s Studies at the Transitional Justice Institute at Ulster University and former Chief Commissioner of the Northern Ireland Human Rights Commission. She was an elected member of the Northern Ireland Legislative Assembly from 1998-2003 and currently serves on the Independent Reporting Commission, overseeing measures on the disbandment of paramilitary organisations in Northern Ireland.Monica is a former Chairperson of Interpeace, Board member of The John & Pat Hume Foundation and author of a range of publications on domestic violence, human security and the role of women in peace processes. Her memoir Stand Up, Speak Out will be published by Blackstaff in October 2021.

Hajer Sharief

Hajer Sharief is a Libyan peace and human rights activist. She co-leads the work of the Together We Build It (TWBI) organization in Libya focusing on women and youth peace and security. She is a member of the Extremely Together young leaders, an initiative by Kofi Annan and the Kofi Annan Foundation. In 2020, Forbes named Sharief as one of Africa's Most 50 Powerful Women. And she was listed by Avanec media among the 100 Most Influential African Women for 2020. In 2017, Hajer Sharief was awarded the Student Peace Prize from Isfit.

Ilwad Elman

Ilwad Elman est une jeune femme leader à l'avant-garde du processus de paix somalien et une autorité mondiale en matière de paix et de sécurité. Après l'assassinat de son père, un éminent militant pour la paix somalien, Ilwad et sa famille sont devenus des réfugiés et ont finalement trouvé l'asile au Canada. A 19 ans, elle a ressenti la responsabilité de retourner avec sa mère en Somalie encore en proie à de violents conflits, où elles ont fondé le Elman Peace Centre. À tout juste 20 ans, elle a cofondé le premier centre d'aide aux victimes de viol en Somalie. Depuis, Ilwad est devenue une championne de la construction de la paix en donnant à toutes les personnes touchées par les conflits, en particulier les femmes et les filles, une place à la table des discussions. Au-delà de ses fonctions au Elman Peace Centre, Ilwad soutient activement la Fondation Kofi Annan et a été mentorée par le regretté Kofi Annan pendant trois ans. Par le biais du Centre pour la paix Elman, Ilwad a créé une méthodologie pour la consolidation de la paix à base communautaire dans des contextes de conflit en cours qui est maintenant exportée vers des conflits à travers l'Afrique. Elle est devenue conseillère spécialisée sur la paix et la sécurité pour deux secrétaires généraux de l’ONU et la plus jeune membre du conseil d'administration du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix pendant deux ans, conseillant directement le secrétaire général des Nations Unies sur les États fragiles et touchés par des conflits dans le monde.

Emma Johnston

Emma est impliquée dans le travail de jeunesse depuis son plus jeune âge et participe à une gamme d'activités et de programmes pour les jeunes dans sa communauté locale. Employée au sein de l'équipe Equality Work, elle travaille avec des jeunes femmes de Youth Action Northern Ireland et elle est engagée et passionnée par la remise en cause des systèmes qui continuent à limiter les opportunités de ces personnes . Emma est une de leurs représentantes au sein de la Plateforme européenne des femmes d’Irlande du Nord et du Comité britannique conjoint pour les femmes avec un siège au European Women's Lobby participant à des conférences aux niveaux national et international. Elle siège au Plan d’action national irlandais pour la paix et la sécurité des femmes. Elle a été membre du Comité Foyle Pride pendant quatre ans, organisant une semaine d'activités des fiertés à Derry et la semaine de sensibilisation LGBT. Emma est diplômée de l'Université d'Ulster à Magee à Derry, où elle a obtenu un baccalauréat spécialisé en travail communautaire auprès des jeunes.

 

Des études montrent une prévalence élevée de troubles de santé mentale au Rwanda. Cette empreinte du génocide de 1994 contre les Tutsi a rendu difficile la réconciliation et la guérison sociétale. Lors d'une conférence hybride dans la capitale Kigali, le 2 septembre 2021, Interpeace et ses partenaires ont présenté les résultats de la recherche de base menée sur la santé mentale et la guérison sociétale dans le district de Bugesera.

La conférence était organisée par Interpeace, en partenariat avec la Commission nationale pour l'unité et la réconciliation (NURC) et Prison Fellowship Rwanda (PFR). Elle a été soutenue par l'Union européenne (UE) à travers son ambassade au Rwanda.

Au cours de l'événement, les participants ont également discuté du développement de plusieurs protocoles, éclairés par cette enquête de base, pour évaluer les efforts en cours et intervenir sur les questions liées à la santé mentale, à la cohésion sociale et aux moyens de subsistance durables au Rwanda.

Depuis le génocide contre les Tutsi, le Rwanda a connu 27 années de développement et de croissance soutenus. Cependant, le pays continue de faire face à d'importants problèmes de santé mentale. Une proportion considérable de la population rwandaise vit avec un traumatisme lié au génocide contre les Tutsi.

« Ma mère est toujours seule. Quand je lui pose une question sur ce qui s'est passé pendant le génocide, elle s’isole immédiatement dans une pièce pour pleurer et je me sens triste parce que je ne peux rien faire pour l'aider à se sentir mieux »,a déclaré un participant à l'étude de base.

Cette situation est aggravée par la détresse psychologique et socioéconomique qui a contribué à perturber la cohésion sociale. Ces conditions de santé mentale qui prévalent ont rendu difficile le rétablissement de la confiance et la réconciliation des gens au Rwanda.

« Le Bugesera a beaucoup souffert du génocide contre les Tutsi. Les personnes traumatisées ont des difficultés à se pardonner et à se faire confiance, de même qu’à adopter le développement et des moyens de subsistance durables »,a déclaré le maire du district de Bugesera, Richard Mutabazi.

Cependant, le gouvernement rwandais et les organisations de la société civile locale ont déjà réalisé des investissements et des progrès importants dans la guérison des traumatismes, la cohésion sociale et l'amélioration des moyens de subsistance. Pour soutenir ces efforts en cours, la Commission nationale pour l'unité et la réconciliation, Prison Fellowship Rwanda et Interpeace ont commencé à mettre en œuvre la phase pilote d'un programme de guérison sociétale dans le district de Bugesera, qui a été le plus durement touché par le génocide contre les Tutsi. Cette étude de référence sur la santé mentale et la guérison sociétale faisait partie de ce programme, lancé en octobre 2020.

"Nous voulions évaluer l'état actuel des communautés du district de Bugesera, en ce qui concerne la santé mentale, la cohésion sociale et les moyens de subsistance collaboratifs, puis utiliser les données comme base pour développer des protocoles d'intervention pour le district et au-delà", a expliqué le représentant d’Interpeace au Rwanda et dans la région des Grands Lacs, Frank Kayitare. « Nous avons obtenu une contribution inestimable des organisations gouvernementales et non gouvernementales. Ces intrants ont rendu notre programme plus réactif, permettant un résultat potentiellement plus résilient ».

La présentation des résultats de cette étude lors de la conférence, le 2 septembre, a marqué l'achèvement de la première étape de ce programme pilote, connue sous le nom de « Renforcement des capacités communautaires pour la cohésion sociale et la réconciliation par la guérison des traumatismes sociétaux dans le district de Bugesera ».

« Nous sommes très heureux de voir ce projet aboutir après plusieurs discussions qui ont commencé sur ce sujet très important entre Interpeace, le gouvernement, l'UE et d'autres partenaires il y a plus d'un an », a déclaré l’ambassadeur de l'UE au Rwanda, Nicola Bellomo.

Le défi de la santé mentale au Rwanda est multidimensionnel. Le manque de remords et de pardon, l'impunité et la pauvreté ont tous été cités dans la recherche comme des facteurs qui sous-tendent la méfiance entre les groupes sociaux. Un autre aspect important révélé par l'étude était le défi de la réinsertion réussie des auteurs de génocide condamnés qui ont terminé leur peine de prison. Plus précisément, il a été constaté que la réintégration est très souvent une expérience extrêmement difficile, pour les anciens prisonniers mais aussi pour les communautés qui les accueillent. Les problèmes de stigmatisation sociale, de rejet par la famille et d'incapacité à maintenir des moyens de subsistance ont été les plus fréquemment signalés parmi les ex-détenus libérés. Ces défis sociaux auxquels sont confrontés les ex-prisonniers aggravent les problèmes causés par une longue période d'incarcération, qui incluent la perte d'identité sociale et professionnelle, l'érosion des relations familiales et de l'expression émotionnelle, de même que la perte d'espoir dans l'avenir.

« Les défis au niveau communautaire ne sont pas seulement unidimensionnels et nécessitent un effort de collaboration. Ce qui se passe au Rwanda est un exemple révolutionnaire et brillant. Nous devrions penser à l'évolutivité de ces initiatives pour un meilleur résultat », a déclaré ée représentant régional principal pour l'Afrique orientale et centrale chez Interpeace, Theo Hollander.

En termes de moyens de subsistance, l'enquête de base a révélé des preuves de difficultés économiques. Les gens luttent pour survivre aussi bien qu'ils le peuvent dans des circonstances défavorables. Un défi clé qui a émergé de l'étude est la faible production agricole qui contribue à l'insécurité alimentaire. Le recours à l'agriculture pluviale, l'accès insuffisant aux terres irrigables, l'utilisation limitée d'engrais et la propriété limitée de bétailsont tous en cause. Les résidents comptent inévitablement sur les marchés pour compléter leurs approvisionnements alimentaires, ce qui à son tour pousse les jeunes à des rôles de travail subalternes afin de générer les liquidités nécessaires, réduisant leur disponibilité pour participer à l'éducation et à la formation. Les compétences professionnelles faisaient défaut dans le district, la grande majorité des personnes interrogées déclarent que leur seule compétence professionnelle est l'agriculture avec des outils de base.

« Notre objectif au Rwanda est de développer des interventions complètes, d'associer des solutions rwandaises locales aux meilleures pratiques internationales et d'utiliser plusieurs types de preuves pour améliorer la santé mentale », a déclaré le directeur exécutif adjoint de Prison Fellowship Rwanda, Ntwali Jean Paul.

L'étude a également évalué les perspectives et la dynamique du genre et des jeunes en termes de santé mentale, de relations familiales, de réinsertion des prisonniers et de moyens de subsistance. Elle a révélé que les femmes du district de Bugesera ont été profondément affectées par le génocide, par diverses voies directes et indirectes. En ce qui concerne la santé mentale, l'étude a révélé que plus de femmes que d'hommes ont signalé des problèmes d'anxiété et de dépression. En ce qui concerne la transmission intergénérationnelle des héritages du génocide, l'étude a identifié deux défis majeurs pour les jeunes ; le premier est de grandir dans une famille dans laquelle les parents souffrent de problèmes psychosociaux étendus en raison de leurs expériences traumatisantes, dans la mesure où cette situation mine leur capacité en tant que parents. La seconde est la difficulté pour les parents de discuter des événements et des expériences qui provoquent souvent chez leurs enfants un sentiment de confusion, de colère ou d'insécurité.

« La santé mentale est cruciale pour faire progresser la cohésion sociale au Rwanda. Les équipes d'Interpeace Rwanda, de la Commission nationale pour l'unité et la réconciliation, du ministère de la santé et de Prison Fellowship Rwanda ont aidé les Rwandais et le gouvernement à relever ces défis et traumatismes liés à la santé mentale et nous nous engageons à en faire plus avec nos partenaires », a déclaré le président d'Interpeace, Scott Weber.

Les résultats de l'enquête de base ont informé le développement de plusieurs nouveaux protocoles d'évaluation et d'intervention, qui guideront les efforts futurs liés à la santé mentale, à la cohésion sociale et aux moyens de subsistance durables au Rwanda. L'ensemble de ceux-ci comprenait une intervention holistique de santé mentale et de soins psychosociaux combinant des solutions locales rwandaises avec les meilleures pratiques internationales. Plus précisément, les protocoles de dépistage visaient à évaluer la population communautaire et à affecter les participants aux interventions, en fonction de leurs besoins individualisés. Parmi les autres dispositifs développés, il existe un protocole de thérapie axé sur la résilience et un programme de compétences socio-émotionnelles pour les soins de santé mentale ; espace de ressourcement multifamilial et adaptations des protocoles de sociothérapie pour la cohésion sociale ; évaluation des risques et de la résilience des détenus et protocoles de réhabilitation des détenus et feuille de route pour la réinsertion ; ainsi qu'un protocole collaboratif sur les moyens de subsistance pour guider le développement des entreprises communautaires.

Vous pouvez écouter l'enregistrement de la conférence ici : https://spoti.fi/3zOnMod

Notre programme de guérison sociétale au Rwanda renforce les capacités des communautés grâce à une approche innovante et holistique pour accroître les investissements dans la santé mentale, lutter contre les traumatismes et faire progresser la cohésion sociale. Le programme est financé par l'UE à travers son instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP).

La Côte d’Ivoire est entrée en 2020 dans un nouveau cycle électoral marqué par des confrontations intra- et intercommunautaires. Alors que les trois quarts de la population ont moins de 35 ans, les jeunes sont souvent stigmatisés et perçus comme étant responsables ou associés à de la violence politique. Pour changer cette vision et contribuer à la mise en œuvre de l’agenda Jeunes, paix et sécurité, Interpeace et son partenaire Indigo Côte d’Ivoire ont lancé un projet visant à améliorer leur participation en tant qu’acteurs et leaders dans la consolidation de la paix et la prévention des violences politiques. Le Livre blanc rassemblant les résultats et bonnes pratiques tirées de cette action a été présenté le 7 septembre 2021 à Abidjan.

En période électorale, un marketing politique polarisant et manipulateur des identités est fréquemment employé par les acteurs politiques ivoiriens de tous bords pour mobiliser leurs électeurs. Cela génère des tensions entre groupes ethniques et religieux, et entretient un climat de défiance et de contestation des résultats électoraux qui peuvent dégénérer en violences intercommunautaires. En 2020, près de 80 personnes ont ainsi trouvé la mort à travers le pays dans des affrontements liés aux élections présidentielles. La participation des jeunes à ces conflits est souvent montrée du doigt par les acteurs locaux, nationaux et internationaux, qui les désignent comme des acteurs « à risque » vulnérables et facilement manipulables. Ces discours ont pour effet de stigmatiser et marginaliser la majorité silencieuse des jeunes hommes et femmes qui restent en dehors des processus de violence, et de déprécier les efforts de celles et ceux qui s’engagent activement au quotidien pour la paix et la cohésion sociale.

C’est également le constat fait par la résolution historique 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2015, qui appelait tous les acteurs concernés à augmenter la représentation et la participation inclusive, effective et réelle des jeunes dans les efforts de consolidation de la paix. C’est dans cet esprit qu’a été conçu le projet « YPS en pratique : auto-analyse et renforcement du leadership des jeunes dans la prévention de la violence politique en Côte d’Ivoire », une action de consolidation de la paix dont les jeunes n’étaient pas les bénéficiaires mais les protagonistes à part entière. En choisissant de sélectionner et d’accompagner des initiatives de jeunes agissant déjà pour la paix et la cohésion sociale, Interpeace et Indigo Côte d’Ivoire ont fait le pari de miser sur la résilience et l’engagement citoyen de ces personnes dans deux quartiers réputés sensibles d’Abidjan, Yopougon et Abobo.

« En Côte d’Ivoire, plusieurs associations de jeunes et de femmes œuvrent activement pour la promotion de la cohésion sociale à travers des initiatives. Cependant, l’implication de cette jeunesse dans les violences électorales et les conflits intercommunautaires, ainsi que la jeunesse radicalisée perpétue une image négative des jeunes », dit Bakary Sidibe, conseiller technique du ministre de la Promotion de la jeunesse, de l'insertion professionnelle et du service civique. « Pour changer ce paradigme et impliquer les jeunes dans les actions de paix et de sécurité, il apparaît nécessaire de guider cette jeunesse et renforcer ses capacités à la mise en œuvre de projets de consolidation de la paix ».

Dans le cadre du projet « YPS en pratique »,  une quarantaine de jeunes leaders œuvrant déjà pour la paix et la cohésion sociale dans leurs quartiers ont été sélectionnés. Après des séances de renforcement de capacités en analyse de conflit et gestion de projets, les jeunes hommes et femmes accompagnés par Indigo Côte d’Ivoire et Interpeace ont conçu et mis en œuvre leurs propres projets de consolidation de la paix et de prévention de la violence électorale à Abobo et Yopougon. Les résultats et bonnes pratiques à répliquer pour mettre les jeunes « au volant » des actions de paix et sécurité ont été rassemblés dans un Livre blanc. Celui-ci a été présenté le 7 septembre à Abidjan devant des représentants de ministères, municipalités, agences des Nations Unies, ambassades, ONG nationales et internationales et autres partenaires techniques et financiers.

En accompagnant ces jeunes, le projet a testé des moyens et outils pour améliorer leur esprit d’analyse, leur stratégie, leur impact et leur collaboration. Lors de l’événement, les participants ont partagé leurs impressions sur les résultats du projet.

"Avant l'arrivée d’Indigo, j’étais membre d'une ONG mais je ne me suis jamais dit que j’allais m’engager devant des gens ou être responsable d’un mouvement. Aujourd’hui, avec toutes les formations, je suis la coordonnatrice d’une plateforme de 40 initiatives au niveau de Yopougon", a dit Kiteni, de l’organisation de l’association des jeunes Tchêlê Woyê.

Ils ont également présenté le travail qu’ils menaient dans leurs communautés. Des jeunes femmes ont formé des ambassadeurs de paix, dont la mission était de sensibiliser leur entourage à la bonne entente entre communautés et d’alerter en cas d’incidents pour permettre la prévention des violences par le dialogue ou la mobilisation des autorités. Une autre initiative a formé des jeunes à la vérification des informations circulant sur les réseaux sociaux pour endiguer le phénomène des rumeurs et fausses nouvelles qui concourent à un climat de tensions et de violence. D’autres ont travaillé à rapprocher des personnes issues de secteurs, religions ou ethnies différents qui ne se fréquentaient pas ou étaient en conflit, à travers des dialogues et des activités d’intérêt général.

« Notre projet a associé toutes les parties prenantes [à un conflit opposant deux quartiers depuis la dernière crise socio-politique]. On a trouvé des solutions pour metre en place un climat paisible. Les populations ont donné elles-mêmes les solutions. Nous avons organsié un match de foot avec deux équipes mixtes des deux quartiers. Les équipes étaient mélangées et il n’y a pas eu de palabre [dispute] à la fin. » a dit Mariama, de l’initiative Jeunesse Unie pour le Développement.

Tous ont ouvert des espaces de discussion permettant aux personnes consultées de parler de leurs perceptions de la paix et de la sécurité dans le quartier, des traumatismes subis pendant les dernières crises, de l’état des relations avec les groupes opposés. Ces espaces de discussion ont souvent permis de réunir et créer un dialogue entre des groupes de personnes qui ne se parlaient jamais bien qu’habitant au même endroit. En adressant les divisions sociopolitiques, religieuses et ethniques dans leurs quartiers, les jeunes leaders ont également participé à la prévention des violence électorales qui pourraient survenir lors de prochaines échéances électorales.

"Lors du phénomènre de circulation des fausses nouvelles, au lieu de bruler les marchandises des Haoussas, [les participants de notre projet] les ont protégés des agressions dans le quartier. " raconte Kiteni, de l’organisation de l’association des jeunes Tchêlê Woyê, en référence à un épisode de violence intercommunautaire survenu le 5 mai à Abobo et Yopougon après la diffusion d’une fausse vidéo. Cette dernière prétendait montrer des Nigériens s’attaquant à leurs voisins Ivoiriens et incitait les habitants d’Abidjan à se venger.

Grâce au projet YPS, les initiatives ont pu prendre conscience du rôle qu’elles avaient à jouer pour la paix, renforcer leurs capacités pour concevoir et mettre en œuvres des actions stratégiques et inclusives, et les communiquer à des décideurs locaux, nationaux et internationaux. A travers toutes ces actions, ces jeunes leaders ont montré que la jeunesse a la capacité d’agir pour la paix et la sécurité.

Citant l’ancien président américain John F. Kennedy, Jean-Luc, membre de l’association Young Ivoirian Promoters of English a ainsi conclu la présentation des résultats du projet en disant : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ».

En Côte d’Ivoire comme ailleurs, les jeunes ont  la volonté et le potentiel pour contribuer à la paix et stabilité dans leur pays. Il revient au grand public, aux acteurs nationaux et internationaux de reconnaître leur rôle important dans la construction de la paix durable et de leur donner des outils de participation dans la prise de décisions politiques et sécuritaires.